Ghana: Fermeture de l’ambassade de Washington, voici les raisons

Une affaire choquante a récemment éclaté à l’ambassade du Ghana à Washington. Selon une enquête menée par le ministère ghanéen des Affaires étrangères, un important réseau de fraude y aurait fonctionné en toute discrétion pendant plusieurs années. Cette révélation a provoqué un véritable séisme au sein de la diplomatie du pays.

L’affaire, jugée très grave par les autorités, a poussé le gouvernement à prendre des mesures radicales. L’ambassade a été fermée temporairement, tout le personnel diplomatique a été rappelé à Accra, et des sanctions strictes ont été mises en place. Il ne s’agit pas d’un simple dysfonctionnement, mais bien d’une fraude bien organisée, qui aurait duré au moins cinq ans.

Au cœur du scandale, un homme : Fred Kwarteng, un informaticien recruté localement en 2017. Il est accusé d’avoir installé un lien frauduleux sur le site officiel de l’ambassade, redirigeant les demandes de visa et de passeport vers une société privée appelée Ghana Travel Consultants (GTC). Cette entreprise lui appartenait, et il en aurait profité pour faire payer aux usagers des frais supplémentaires allant de 29 à 60 dollars, sans que cet argent soit déclaré ou versé au Trésor public.

Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a exprimé son indignation lors d’une conférence de presse : « Ce que nous avons découvert dépasse l’entendement. Il s’agit d’un système structuré, mis en place par ceux-là mêmes qui devaient défendre l’image du Ghana à l’étranger. »

Face à l’ampleur de la fraude, Fred Kwarteng a été licencié immédiatement. Tous les employés recrutés localement ont été suspendus en attendant une enquête approfondie. Le service informatique de l’ambassade a été dissous, et un audit complet est en cours pour estimer les pertes et découvrir s’il y a eu d’autres complices.

L’ambassade de Washington est donc mise en veille à partir du 26 mai. Les autorités ghanéennes souhaitent repartir sur de bonnes bases, avec un système plus transparent et mieux contrôlé. En attendant, les services consulaires pour les Ghanéens vivant aux États-Unis seront assurés par les ambassades de New York et Houston. Une cellule de crise est aussi mise en place pour gérer les urgences.

Ce scandale met en lumière un problème profond : la corruption ne s’arrête pas aux frontières. Même à l’étranger, il faut rester vigilant. Pour le gouvernement ghanéen, cette affaire est un signal d’alarme, et marque le début d’un grand nettoyage dans la gestion de ses missions diplomatiques.


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